Mexico, Mexico, sous ton soleil qui chante, hi ! …. (mais qui ne chante pas très fort pour le moment)

Le titre laisse peu de place au doute : oui, nous sommes bien arrivés au Mexique ! Complètement défaits après les heures de vol accumulées, totalement à l’ouest à cause du décalage horaire, nous avons passé la première journée à dormir. Et la deuxième à nous reposer… Pour être honnêtes, encore à l’heure actuelle, nous ne sommes pas parfaitement en phase avec l’horaire mexicain du Yucatán. Car oui, nous ne l’avions peut-être pas précisé, mais nous commençons notre voyage mexicain par une boucle en voiture du Yucatán au Chiapas, avant de (re)prendre l’avion pour passer quelques jours autour de Mexico. Trois semaines dans le sud-est du pays à explorer temples mayas, cenotes et autres villes coloniales. Mais pas les plages… Non que nous en soyons blasés après le passage aux Philippines (on pourrait l’être néanmoins) mais la question ne se pose même pas. La météo est si peu clémente (litote) qu’elle ne nous laisse guère ni l’occasion ni l’envie d’aller nous tremper dans l’eau de mer.

Alors, qui veut faire trempette à Tulum ?

On savait en venant au Mexique en juin qu’on risquait de se trouver un peu dans la saison des pluies. C’était un risque calculé, plusieurs guides vendant ça comme « des pluies courtes en fin de journées venant après de belles périodes de soleil ». Peut-être est-ce le cas la plupart du temps. Mais cette année, on se prend de plein fouet une tempête tropicale et les précipitations qui vont avec. Depuis notre arrivée, nous n’avons pas vu un bout de ciel bleu. Ce n’est pas qu’il pleut tout le temps, c’est plutôt qu’il peut pleuvoir n’importe quand. Et beaucoup ! La roulette russe de la météo en somme 🙂 Bon on ne va trop se plaindre, étant donnée la chance monstre que nous avons eue depuis le début du tour du monde (un peu de pluie au Kenya au tout début, puis quasiment plus rien jusqu’à maintenant). Peut-être payons nous aujourd’hui la dette correspondant à notre chance insolente ?

Attend voir… On râle alors qu’il y a presque un bout de ciel bleu en arrière de la grande pyramide de Coba ?

Après, on donne l’impression de se plaindre mais au quotidien on ne s’en sort pas si mal. On navigue au mieux entre les averses et la grosse différence avec la Bretagne en décembre, c’est qu’il fait chaud. Donc il est quand même possible de se mettre à l’eau, à condition de choisir les cenotes plutôt que la mer. Un cenote kezako ? Il s’agit d’un gouffre créé par un effondrement de roche calcaire et qui s’est rempli d’eau avec le temps. Certains sont ouverts à l’air libre et font de formidables lieux de baignade, en plein milieu de la jungle tropicale, parfois aménagés avec des plateformes pour sauter de très haut ou des tyroliennes.

L’eau y est souvent cristalline et permet d’en apercevoir le fond, qui se situe parfois quelques dizaines de mètres plus bas. Il y a d’ailleurs parfois des plongeurs avec bouteilles, auxquels il faut franchement faire attention quand on plonge depuis les branches les plus hautes des arbres environnants.

Le retour des poissons mangeurs de pieds !

Nous avons visité plusieurs cenotes entre les villes de Puerto Morelos et Tulum. Ils varient en taille, en profondeur, en aménagements divers suivant les propriétaires. Mais dans tous les cas, ça reste une chouette attraction pour toutes les familles, dont la nôtre.

D’autres cenotes sont souterrains : le plafond ne s’est pas totalement effondré et ne laisse passer que quelques rayons de soleil. On peut alors admirer de magnifiques concrétions calcaires, parfois noyées dans l’eau. S’il n’était pas permis de prendre des photos dans le plus grand complexe que nous ayons visité (Rio Secreto) nous en avons vus de plus petits tout aussi charmants (et l’avantage des trucs souterrains, c’est qu’ils se visitent par tous les temps).

En dehors des cenotes, nous n’oublions pas que nous sommes en plein pays maya. Et que des cités en ruines, il y en a un paquet à visiter. Si les gros morceaux type Palenque ou Chichen Itza sont pour plus tard, nous avons commencé avec des sites plus modestes mais très sympas.

D’abord celui de Tulum. La ville est connue aujourd’hui en tant que station balnéaire mais à l’époque maya, c’était un port important. Ce fut d’ailleurs la première cité que les espagnols virent sur le continent américain, passant en bateau au large sans s’y arrêter. Aujourd’hui, il reste des bâtiments à la puissance évocatrice intacte, perchés sur les falaises et adossés à la Mer des Caraïbes. Plus que l’architecture, plus simple ici qu’ailleurs, c’est le décor qui fait tout. Même avec un vent à mettre les palmiers à l’horizontale !

Ensuite ce fut Coba, une immense cité de plus de 50.000 habitants qui connut son heure de gloire entre 600 et 900 après JC, mais qui était totalement abandonnée quand les espagnols arrivèrent dans la région. Aujourd’hui, la grande majorité des bâtiments se retrouve enfouie sous la jungle. Du coup la visite a vraiment un petit goût d’Indiana Jones ! On y trouve une énorme pyramide de plus de 40m de haut, bien sûr, mais aussi de nombreux temples, places, cours et même un jeu de pelote !

On vous dit à bientôt, et si vous connaissez des prières pour faire venir le soleil, n’hésitez pas à nous les transmettre !


2 réponses à « Mexico, Mexico, sous ton soleil qui chante, hi ! …. (mais qui ne chante pas très fort pour le moment) »

  1. Avatar de Mamou
    Mamou

    Quelle organisation ! Vous ne chômez pas malgré la fatigue du voyage. Vous vous partagez bien entre culture Maya, visite des cenotes et baignades dans des grottes spectaculaires. 👏​🏊​🦇​☁️​🌦️​

    J’aime

  2. Avatar de Marine
    Marine

    Ohlala trop contente de découvrir votre blog. C’est riche c’est drôle et surtout ça fait voyager!!! Mille merci pour le partage. J’ai 6 mois à rattraper, comme un vrai roman d’aventure… un gros bisous à tous les 5 mais surtout à Estelle la plus belle 😉

    J’aime

Laisser un commentaire