…. mais pas besoin car le climat est de toute façon clément cet été sur la Colombie Britannique. Et ça nous fait un bien fou de ne plus guetter l’état du ciel en tirant les rideaux le matin, avec au coeur un zeste d’inquiétude quant à la probabilité de se prendre un nouveau déluge sur la tête ! C’est sûr que la météo, ce n’est pas ce qu’on regrettera le plus du Mexique.

Bref nous sommes arrivés au Canada et c’est officiel, nous sommes entrés dans le dernier pays de notre tour du monde ! Mine de rien, qu’on le souhaite ou non, on approche franchement de la fin. Bon, il nous reste quand même 6 semaines à passer dans cet immense pays, d’abord en Colombie Britannique (Vancouver donc) et en Alberta, puis plus tard en Ontario et au Quebec, et on ne va pas faire comme si ce n’était rien.

Nous avons donc commencé notre séjour canadien par trois jours dans la belle cité de Vancouver. Une ville détendue, plutôt piétonne et surtout cycliste, résolument verte, tournée vers la mer et multiculturelle. Sur ce dernier point, nous avons été impressionnés par le nombre d’habitants d’origine asiatique. C’est bien simple, les trois quarts des restaurants en ville sont des restaurants chinois, japonais ou coréens. Mais on trouve aussi des indiens, des iraniens, des nigérians. On est bien loin du cliché du bûcheron canadien avec sa chemise à carreaux et son sirop d’érable. Et malgré tout, il règne quand même en ville une ambiance « anglaise ». On a d’ailleurs trouvé beaucoup de points communs entre Vancouver et Perth, visitée il y a déjà plusieurs mois : les origines anglaises, la vie en bord de mer et à la plage toute proche, l’ambiance très détendue, l’architecture, le gazon parfaitement entretenu, etc.






Un des grands plaisirs dans cette ville, c’est de se balader à vélo sur une des nombreuses pistes cyclables et en particulier dans le parc Stanley, immense poumon de verdure situé juste à côté du centre-ville. On n’est jamais loin de la mer et les plages se succèdent. OK l’eau n’est pas monstrueusement chaude mais on s’attendait à pire. Et puis il y a aussi de superbes piscines en plein air qui, elles, sont chauffées.












La ville est aussi devenue un havre pour la vie marine environnante et il n’est pas rare de trouver phoques et lions de mer dans le port. Mais des excursions permettent d’aller voir plus gros et plus impressionnant à quelques encablures de la côte. En effet, dès la sortie du port, on peut croiser des orques. La vue de leurs ailerons immenses (2m de haut quand même, ça impressionne) sur fond de gratte-ciels est un sacré spectacle. Mais c’est encore en-dessous de celui des baleines à bosse qui s’ébattent un peu plus loin, jouant à la surface de l’eau, frappant l’onde avec leurs nageoires pectorales ou caudales. Les scientifiques ne sont pas encore certains du but de ce comportement : appeler des copines? Se débarrasser de parasites ? Nous dire coucou ?










Dernière petite activité sympa autour de Vancouver : le canyon de Capilano qui se targue de posséder la plus longue passerelle suspendu pour piétons au monde ! Toujours le concours de celui qui a la plus longue… On ne sait pas si c’est vrai (et en plus on s’en f…) mais le lieu est sympa comme tout. Des balades dans les arbres géants ont été aménagées qui permettent de se prendre pour un écureuil le temps de parcourir quelques passerelles. Ou pour un oiseau en marchant au-dessus du vide le long de la falaise… Ça permet en tout cas de s’offrir une jolie virée au milieu des pins Douglas et autres cèdres rouges au port majestueux.










La suite, ce sera encore Vancouver mais… l’île !

