Dans l’article précédent, nous vous parlions de Vancouver, la grande cité canadienne donnant sur le Pacifique. Mais Vancouver, c’est aussi une île. Une très grande île d’ailleurs, plus de 500 km de long et plus grande que la Belgique! Mais Vancouver, la cité, n’est pas située sur Vancouver, l’île. D’ailleurs Vancouver n’est même pas la capitale de la Colombie britannique. Non cet honneur revient à Victoria. Qui elle est située sur Vancouver. L’île, pas la cité. Bref tout ça pour dire qu’on a pris notre camping-car et le ferry pour aller voir si l’herbe était plus verte juste de l’autre côté du détroit (spoil : tout est vert ici de toute façon).

Nous avons commencé la découverte de l’île par la charmante Victoria. Comme son nom l’indique, cette ville est loin de renier ses origines britanniques. Non seulement de nombreux bâtiments font encore très victoriens (justement), mais les boutiques et les restaurants sont encore très British: on peut s’y faire servir le très traditionnel 5 o’clock tea, un peu comme le plaisir qu’on s’était payé au Sri Lanka. Mais la ville est loin d’être figée dans son passé. On y trouve l’un des plus vieux Chinatown d’Amérique du nord et des marchés très animés, ainsi que des cafés vegan, des boutiques de fripes et pleins de bars avec terrasse. C’est ce mélange entre vieux chic et ambiance cool qui la rend si agréable. Avec en plus les montagnes Olympiques (situées aux USA) en fond, toutes couvertes de neige…

Victoria a beau être bien plus petite que son illustre voisine, son port n’en est pas moins très animé. S’il est occupé en partie par de jolies maisons flottantes, c’est surtout le ballet des hydravions qui nous a fascinés. En effet, ça n’arrête pas d’amerrir et de décoller. Il y a même un système de balises lumineuses pour les bateaux qui savent ainsi quand ils ont le droit de passer ou non ! Ce n’est pas vraiment quelque chose auquel on est habitué en France, mais ici, ça semble être un moyen courant de se déplacer (pour rejoindre Vancouver – la cité, pas l’île, si vous avez suivi -, des îles isolées ou même la station de ski de Whistler qui possède un lac adapté).

Dès qu’on quitte Victoria, on retrouve tout de suite le calme, la campagne et la forêt. Et la mer bien sûr, omniprésente, qui remonte partout en longs fjords dans lesquels remontent orques et saumons. Nous avons faits un stop dans le charmant petit village de Chemainus, qui a surmonté le traumatisme de la fermeture de ses scieries (même s’il en reste une en activité dont les troncs flottent dans le port) en s’affirmant comme une capitale de la fresque murale. Il y en a partout dans la ville ! Au delà de ce côté anecdotique., on a profité du paysage, des maisons pleines de style, de la gentillesse des gens et du plaisir de se balader sur la plage sous le soleil.

On a aussi visité de magnifiques jardins aménagés dans une ancienne carrière (les tonnes de terre qu’il a dû falloir rapporter !). Avec même une partie japonaise loin d’être ridicule, même pour les experts internationaux que nous sommes devenus sur le sujet…

… et une tour en bois originale surplombant un fjord magnifique dans lequel s’ébattaient des orques, munie d’un toboggan pour redescendre ainsi que d’un filet suspendu au-dessus du vide pour se faire peur (ah ils sont forts ces canadiens)

Ensuite ? Ensuite ce furent de longs kilomètres pour traverser toute l’île (pas à moitié montagneuse) et rejoindre sa côte ouest, celle donnant sur le Pacifique, au temps moins clément que la partie sud dont nous venions. Une région plus isolée, des petites communautés soudées autour d’un port et d’une scierie et des paysages marins magnifiques. Le tout bordé par une forêt pluviale intacte. Un endroit où les sols, les troncs, les branches… tout est recouvert de mousse! Sur le chemin, nous avons visité Cathedral Grove, un lieu où les pins de Douglas et les cèdres rouges dépassent les 70m de haut. Des fûts parfaits qui s’élancent droit vers le ciel et nous font nous sentir bien petits.

La longue route sinueuse se finissait sur les plages du Pacifique, dans le charmant port de Ucluelet. Un petit air de bout du monde, face à l’océan, perdu dans l’immensité verte des forêts. Des rochers, des criques mais aussi de longues plages de sable fin. L’endroit était superbe, accueillant, avec cette atmosphère typiquement canadienne qui rend tous les endroits « cools » et « détendus ». On a marché le long du rivage, on a fait des châteaux de sable, on a pris des cafés. Bref c’était les vacances 🙂


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