Amboseli. Un nom mythique pour tous les amateurs de safari. Au sud du pays, à la limite avec la Tanzanie. Un parc où trouver tous les animaux de la savane les plus fameux. Où les zèbres et les kudus viennent brouter à 5m de vous pendant que vous vous barbotez dans la piscine (oui c’est le cas).
Et, on l’a découvert, le seul parc où l’on voit plus de pachydermes au mètre carré que d’antilopes. Des tonnes d’éléphants. Littéralement. Des vieux mâles solitaires à longues défenses, des groupes de plus de 40 individus, des tout jeunots bien encombrés de leur trompe encore malhabile et, en parlant de trompe, des scènes choquant la sensibilité d’un jeune public non averti…




Mais Amboseli, ce ne sont pas que des éléphants, c’est aussi beaucoup d’eau. De l’eau partout. Dans le lac bien sûr, mais aussi dans les marais, sur les prairies et en travers des routes (et pour circuler c’est tout de suite moins facile). Les animaux aussi, comme notre van, ont le pied délicat et ne supportent pas l’humidité. La pluie récente avait fait fuir la plupart des antilopes, zèbres et autres girafes (on en a plus vus en dehors du parc qu’à l’intérieur !) entraînant avec eux les lions (d’après le titre de ce billet vous aurez compris que non, nous n’en avons pas encore vus de près). Les éléphants, eux, sont amphibies. Alors il se gaussent des autres animaux et ils restent sur place. Comme les hippos bien sûr. Ceci dit, il restait quand même de quoi se réjouir les pupilles.









Autre raison d’aller voir Amboseli: le Kilimandjaro, qui domine le parc de sa masse imposante depuis l’autre côté de la frontière tanzanienne, surplombant de presque 5000m les environs. Sauf que là pas de bol, il avait été démonté. A minima son sommet, qu’on cherchait désespérément à deviner sous les nuages.

Quand enfin, on l’a aperçu, lévitant au-dessus de la plaine alors que nous quittions les lieux, nous nous sommes rendus compte qu’on ne levait pas les yeux assez haut. On a beau le savoir, on a beau l’avoir grimpé il y a 15 ans (allez c’est le moment nostalgie teinté d’auto-congratulation) on a peine à imaginer son gigantisme.


Route ensuite vers le parc de Tsavo, le plus grand du pays. Enfin un peu moins grand depuis que le principe de réalité économique l’a coupé en deux pour faire passer route nationale et chemin de fer, mais tout de même, chaque partie (ouest et est) prise indépendamment est encore grande comme un petit pays. Et les paysages sont sensationnels. On s’était habitués à la savane aussi plate que la main; d’un coup des cônes volcaniques sortent de terre, des dômes rocheux surgissent et prennent des formes mystérieuses alors que des routes de terre rouge serpentent difficilement au milieu de tout ça.




Peu d’animaux aujourd’hui mais à la nuit tombée, nous avons pu admirer deux superbes léopards habitués à venir près de notre lodge.

Et nous dans tout ça ? et ben on fait aller. On compose avec la pluie (ce soir un nouveau déluge), l’état du minivan, la fatigue et la tourista (allez déjà deux membres touchés sur 5, mais on vous rassure, pas trop grave. Et puis c’est comme une sorte de rite initiatique, on savait bien qu’on allait tous y passer).
Et quand viennent les beaux moments, on prend le temps et on savoure. Merci de nous suivre et pour vos messages !




