Bon vraiment, on n’avait pas prévu de rajouter un article sur le blog. Non, on vous l’assure, on ne devait rien ajouter avant d’avoir passé l’étape Mont Kenya. Et puis… et puis il y a eu la journée d’aujourd’hui qui s’est avérée si incroyable que la tentation fut trop forte pour ne pas y céder et déposer quelques photos.


Remettons d’abord un peu de contexte, nous avons quitté Diani et sa plage de sable blanc immaculé, sa chaleur moite et ses cocktails en bord de piscine puis troqué tout ça contre la fraîcheur des hauts plateaux du pays et son cortège d’épisodes pluvieux. On a vu échange plus avisé. Nous ne sommes restés qu’une nuit à Nairobi, avant de repartir vers le nord, repassant une nouvelle fois l’équateur. Mais bon on a profité de la soirée et de notre appartement avec cuisine pour aller faire nous-mêmes nos courses et notre dîner. Tout ça pour craquer sur la délicieuse street-food d’un vendeur de rue (et même les enfants, pourtant pas les premiers à expérimenter, et c’est une sacrée litote) m’ont supplié de retourner leur en chercher quand ils ont goûté la chapati fourrée que j’avais rapportée.

Mais bref, nous sommes au pied du mont Kenya et avant de prendre de l’altitude, nous passons l’après-midi dans une réserve privée. Alors quand on dit réserve privée, on imagine peut-être un très grand terrain, au mieux des champs, voire soyons fous, un domaine immense façon Versailles. Et bien ici au Kenya, on est encore en-dessous de la réalité: une réserve privée ici, c’est un département français. C’est donc très très loin d’être un zoo, et d’ailleurs, même si une partie du parc est clôturée pour éviter le braconnage, d’autres parties sont laissées ouvertes pour que les animaux puissent aussi migrer. Donc bienvenue à Ol’Pejeta, lieu fameux pour abriter les deux derniers rhinos blancs du nord (mais si, vous avez déjà vu cette photo d’un rhino entouré de gardes armés de mitrailleuses lourdes !)

On trouve ici des troupeaux d’antilopes, de zèbres, de buffles, des éléphants (dont on vous passe les photos même si nous, on ne s’en lasse pas) et notre première girafe réticulée (le premier qui nous dit ce qu’elle a de différent d’avec les précédentes gagne toute notre estime).

Ol’Pejeta est connu pour abriter la plus grosse population de rhinos noirs (qui ne le sont pas, noirs, mais c’est une autre histoire) de toute l’Afrique de l’est. Oui le plus rare des rhinos, celui qui ne sort que la nuit. Et bien ici on peut même en approcher un. en plein jour. Alors oui, c’est un peu cheaté car celui-ci, nommé Baraka, est aveugle. Enfin, il a perdu un œil dans un combat et souffre de la cataracte sur l’autre. Bref, il vit dans un enclos et accepte avec plaisir les feuilles que les touristes lui tendent. Dont nos deux garçons ravis, qui peuvent même poser furtivement la main sur lui. Quant aux parents, malgré leur longue expérience du safari, c’est bien la première fois qu’ils voient un rhino noir d’aussi près et c’est franchement impressionnant




Tout ce qu’on avait déjà vu suffisait grandement à notre bonheur mais restait le plus chouette pour la fin. Dans un fourré qu’Audrey avait pourtant repéré une heure plus tôt (j’ai vu un truc bouger là-dedans, un lion sûrement ! T’es sûre ? T’as encore rêvé ! Y a que des souches là !) on va recroiser des lions. Et ce coup-ci, pas un vieux tas de terre en bord de route, non madame, c’est un groupe de 4 lionnes, allongées certes, mais bien visibles juste au bord du chemin, que nous allons pouvoir longuement observer. D’autant que le meilleur reste à venir. Contrairement au lion de Tsavo, celles-ci bougent et sont quelque peu actives. Et sont ensuite rejointes par un jeune mâle. Puis une nouvelle femelle. Et encore une ! A chaque fois les têtes se lèvent et nous poussons des cris admiratifs.




Quand nous nous rendons compte au bout de 30 minutes que deux lionceaux font aussi partie du groupe, c’est l’explosion de joie chez Estelle (on pouvait voir les smileys cœur briller dans ses yeux).




Belle conclusion pour une longue journée, nous sommes vraiment ravis, ravis aussi pour les enfants qui étaient vraiment enthousiasmés. Et quand on voit ça en tant que parent, c’est là qu’on se dit que ça valait le coup et qu’on a bien bossé.

