Deux articles de blog quasi simultanés ? Mais pourquoi donc ? Comment se fait-ce ? Que nous arrive-t-il ? Tout simplement des galères d’avion entre Nairobi et Istanbul (notre hub pour rejoindre Colombo). Notre avion n’a jamais décollé du Kenya ce matin: panne de moteur (avec fumée et odeur bien désagréable dans la cabine). Ceci dit, on préfère encore que ça arrive au sol plutôt qu’en l’air. C’était un joli bazar au niveau organisation, mais nous avons fini par être transférés dans une chambre au Hilton de Nairobi, avec l’espoir de repartir vers Istanbul le 27 au matin. Mais sans aucune info sur la reprise de notre correspondance ratée à l’heure de publication de ce blog. On verra bien… Du coup, on s’occupe comme on peut. De toute péripétie peut sortir quelque chose de bénéfique, non ? Là ça nous donne un temps (infini?) pour rattraper notre retard. Twende sasa !

On oublie l’aéroport et on repense aux pistes de sable orangé…

Derniers jours au Kenya (peut-être), dernier safari (sûrement). Un safari très éloigné des précédents pour plusieurs raisons. L’éloignement géographique tout d’abord : nous sommes remontés tout au nord, au-delà de l’équateur, pour rejoindre la réserve de Samburu. Ça se ressent bien au niveau de la météo d’ailleurs : nous avons gagné en température ce que nous avons perdu en altitude. Éloignement des principaux circuits touristiques ensuite : la réserve, du fait de son emplacement à la périphérie des principales zones visitées, est loin d’être la plus courue par les agences de safari (c’est une litote). Elle est bien plus petite que Tsavo ou même Amboseli, et pourtant on s’y retrouve fréquemment tout seul. Et enfin sa dernière spécificité, c’est sa faune endémique. On y trouve certaines espèces ou sous-espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs au Kenya. A tel point qu’on parle ici du special 5 (en référence au fameux big 5 de tout bon safari qui se respecte : lion, buffle, rhino, léopard, éléphant) : l’oryx beisa, le gerenuk (ou antilope-girafe), le zèbre de Grevy (plus massif et aux rayures bien plus fines que ses cousins), la girafe réticulée (là aussi faut regarder les taches pour voir la différence) et l’autruche de Somalie (au cou gris et non rose, c’est subtil !). Spoil : on les aura tous vus.

Et on commence par des oryx, l’antilope préférée de Vincent

Bref, pour toutes ces raisons, nous avions décidé de finir notre visite du pays à Samburu. Et on n’a vraiment pas eu à le regretter ! D’abord parce que les paysages de la réserve sont splendides et valent à eux seuls le détour. De loin, on devine à peine les petites pistes qui serpentent au milieu des herbes hautes, entre les acacias et les collines aux roches rouge brique.

Ça sent l’aventure à plein nez et d’ailleurs, de l’aventure, on en a eu ! On vous a déjà dit qu’on était sous-équipé niveau véhicule, non ? Quand tu constates que tu es le seul à te déplacer en minivan quand tous les autres sont assis dans d’énormes jeeps, il est temps de t’interroger sur tes capacités réelles. Car les grosses roues, la hauteur du véhicule et la puissance du moteur, ce sont des choses plutôt utiles quand on se déplace sur des pistes sablonneuses et complètement défoncées. Du coup ça n’a pas manqué : on s’est ensablé. Et deux fois en plus ! Pas la peine d’attendre du secours; comme on l’a dit plus haut, il n’y a personne. Du coup, c’est nous qui avons creusé à mains nues pour dégager les roues, nous qui avons trouvé des pierres et des bûches pour essayer de redonner un appui au van et nous enfin qui l’avons poussé, tiré, soulevé pour le remettre d’aplomb. La preuve qu’on avait pris de l’expérience : la deuxième fois, ça ne nous a pris que 10 minutes pour le sortir du piège 🙂

Bon et sinon on a vu quoi alors ? Des oryx, des girafes, des gerenuks en train de brouter les arbres à 3m de haut en se perchant sur leurs pattes arrière et en tendant leur cou déjà bien allongé.

Des éléphants encore, et même si on avait dit qu’on n’en parlait plus, comment ne pas mentionner ce mâle énervé qui a chargé notre van, le chauffeur reculant de justesse pour l’éviter ? Ce même mâle imposant ensuite sa testostérone à tous les véhicules passant à sa portée, se plantant au milieu de la route et empêchant tout le monde de passer pendant une demi-heure (en vrai c’est TRÈS impressionnant).

10 secondes avant le drame. C’est vrai qu’i n’a pas l’air commode…

Mais il faut quand même le dire, ce qui a fait chavirer les petits et les grands d’une même vague de plaisir, c’est la rencontre lors de la dernière matinée avec une famille de guépards. Une mère, très sérieuse, toujours à surveiller les alentours, prenant son rôle à cœur, accompagnée de ses quatre petits qui eux ne pensaient qu’à jouer, se courir les uns après les autres et se sauter dessus. En prime nous étions quasi seuls pour les observer. Est-ce pour cette raison qu’ils sont restés à côté de nous sans jamais sembler être gênés de notre présence, vaquant à leurs occupations devant nos yeux émerveillés? Ça faisait vraiment documentaire animalier sur la BBC ! Nous avons passé littéralement des heures à les regarder et on ne pouvait pas trouver meilleure conclusion à notre voyage au Kenya.

La suite au Sri Lanka, si on y arrive… Mais c’est une autre histoire…

PS: pour finir, quelques photos diverses et variées qu’on ne sait pas forcément caser ailleurs dans le texte mais qui ont néanmoins toute leur place dans cet article.

Oui c’est une hyène. Mais pas celle de d’habitude ! Celle-là est rayée comme un zèbre et non tachetée comme sa fameuse cousine.
Dédicace spéciale pour Fabrice s’il nous lit : quel est le nom de cet énorme oiseau ? (un des plus lourds au monde capable de voler)
Un dik-dik, la plus petite antilope, de la taille d’un lapin
Deux superbes chacaux 😉

5 réponses à « Samburu, ultime plaisir »

  1. Avatar de Mamou
    Mamou

    La charge d’un éléphant ce doit être terrible et ce n’est pas la moment que le van s’enlise ! La visite du Samburu est d’une richesse animalière particulièrement riche. Bravo de l’avoir programmée.

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  2. Avatar de lancien
    lancien

    Bravo. Vous avez bien fait de ne pas opter pour les agences de safari luxueuses, ainsi la véritable aventure a commencé avec son lot de galères qui resteront gravées dans toutes les mémoires. (je pense au désensablage du véhicule possiblement suivi par la faune sauvage qui vous surveillait du coin de l’oeil).
    Merci encore pour ces tranches de bonheur que sont vos posts de blog

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  3. Avatar de el ralor
    el ralor

    ça a du être tellement magique de voir la famille de guépards jouer entre elle vraiment je fond en larmes tellement ils sont beaux, mignons et plein d’autres choses que je ne pourrais pas citer maintenant car je dois faire mon sac ! ( demain, c’est les cours )

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  4. Avatar de Anne Mondoloni
    Anne Mondoloni

    Quel doux partage j aime trooooopppppp…
    Les photos sont tellement belles !!!!!

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  5. Avatar de Mathilde Ballagny
    Mathilde Ballagny

    Ouahhhhh encore de sacrées aventures dites-moi ! Magnifiques photos ! Je suis contente que vous ayez un peu de temps pour nous poster cet article. Bises

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