Et Galle ne change pas avec le temps…

Ça y est, nous sommes enfin partis vers la côte sud du Sri Lanka. Cette partie du pays qui, on le découvre, est avant tout connue pour ses plages. Et effectivement, force est de constater que nous n’avions jamais vu autant de touristes au mètre carré depuis notre départ au 1er janvier, même à Diani Beach au Kenya (peut-être que le tas de voitures autour du lion de Tsavo pourrait faire concurrence). Les plages déroulent des tapis de sable fin aux teintes jaunes orangées, le temps est (plus que) chaud mais attention à la mer et ses courants traîtres: les vagues battent le littoral en continu (l’espèce la plus représentée dans le coin, c’est le surfeur). Mais bon, les enfants s’amusent comme pas permis dans les gros rouleaux, il faut juste les garder à l’œil.

Si nous avons d’abord visé le sud, ce n’est pas (que) pour ses plages, aussi attrayantes fussent-elles. Nous avons d’abord atterri dans l’historique ville de Galle. Contrairement à ce que son toponyme pourrait laisser croire aux férus de jeux de mots, elle n’a rien à voir avec la France, Galle. Mais plutôt avec nos voisins européens qui se sont installés sur l’île à la recherche de bases pour protéger leurs expéditions vers l’Extrême-Orient. D’abord les portugais qui ont fondé le premier fort. Mais surtout les hollandais, qui ont entièrement repris et rehaussé les remparts, les ont rendus assez épais pour supporter n’importe les coups de canon autant que le poids des siècles.

Oui on croise de gros varans dans la rue, rien de plus normal.

Les bataves ont en plus eu le bon goût de laisser quelques églises et maisons coloniales un peu partout à l’intérieur de l’enceinte, maisons qui ont été joliment rénovées et donne à la ville un charme indéniable. Nous l’avons parcourue à pied dans tous les sens, à toutes les heures de la journée, au matin comme au couchant (mais pas le midi, parce qu’il faudrait être fou pour sortir à cette heure-là).

Petite histoire supplémentaire : nous sommes tombés sur le tournage d’un film juste à côté de la vieille ville. En faisant les curieux, on a réussi à approcher l’assistant producteur qui avait l’air ravi de nous parler de son bébé : une production d’Abu Dhabi, se passant en Inde (au Kerala) dans les années 40 (le look des voitures et des camions fait très 2nde guerre mondiale en effet) mais tourné au Sri Lanka avec des acteurs russes pour jouer les forces anglaises ! Il y avait des moyens en tout cas, car en plus des décors bien faits, il y avait masse de figurants (figurants qui faisaient d’ailleurs plus indiens que sri lankais, sans qu’on sache dire pourquoi…la moustache ?).

Dans la foulée, nous avons rejoints la ville de Mirissa. Une station balnéaire cotée dont la plage correspond exactement au cahier des charges décrit dans le premier paragraphe. Avec en plus la présence d’un petit îlot style Robinson Crusoé qui lui donne son petit twist supplémentaire, comme dirait un juré de Top Chef.

Mais Mirissa (métisse d’Ibiza) nous attirait elle aussi pour un autre de ses atouts : la chasse à la baleine. Chasse photographique s’entend. Il se trouve que des baleines bleues vivent à demeure dans ce coin du globe, parfois rejointes par celles de leurs amies à l’âme plus migratrice. C’est vrai que spotter le plus gros animal que la terre ait jamais porté, même quelques secondes, ça valait le coup d’essayer. Autant vous le dire tout de suite : de baleine bleue, nous n’avons pas vu la queue d’une. Mais la sortie fut loin d’être improductive puisque nous avons suivi et vu à plusieurs reprises des baleines de Bryde, certes plus petites mais tout de même de taille respectable. Malgré l’attente (entre deux respirations à la surface, il peut se passer 10 bonnes minutes) et la houle (heureusement très faible) les enfants étaient au top, content d’avoir vu des cétacés. Et même une fois de très près, lorsque l’une des baleines est ressortie à même pas 10m de notre bateau !

Alors non, il n’y aura pas de photos pour vous présenter tout ça, car la cible est à la fois trop furtive, mouvante et lointaine pour que ça donne quoi que ce soit, mais si le photographe de la compagnie nous envoie ses clichés pris au jour de notre sortie, on les rajoutera ici. En attendant, et bien, vous aurez des photos de bateaux de pécheurs… et de petites tortues marines puisqu’on a assisté à un lâcher sur la plage, organisé par une association locale.

Depuis, nous avons quitté la côte pour rejoindre l’intérieur des terres et le parc d’Uda Walawe. Mais c’est une autre histoire, qui sera contée dans un autre billet de blog. A la prochaine !

Le couple de restaurateurs de rue le plus sympa du monde, qui méritent entièrement leur place ici (en plus ils ont dit que nos enfants étaient très bien élevés, c’est extrêmement gentil à défaut d’être crédible)

6 réponses à « Et Galle ne change pas avec le temps… »

  1. Avatar de Mamou
    Mamou

    On attendait avec impatience la suite, on n’est pas déçus, ça valait le coup de visiter ces villes très riches en couleurs et en culture. Vivement la suite 🙏​😍​❤️​

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  2. Avatar de lancien
    lancien

    De notre point de vue aussi vos enfants sont bien élevés. Il faut que ce soit dit, na.
    A part ça reportage intéressant sur un pays qui ne l’est pas moins, et de superbes photos. Cela donne envie d’y aller. Merci

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  3. Avatar de el ralor
    el ralor

    Wow la ville est trop mignonne !!

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  4. Avatar de Tamsin
    Tamsin

    Les images sont magnifiques!! Les enfants et les parents doivent être aux anges. Profitez bien les amis x

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  5. Avatar de Chicouf
    Chicouf

    Je ne savais pas qu’il y avait des lâchers de 🐢 tortues identiques aux lâchers des gibiers à plumes. Heureusement ces bébés tortues essayeront, elles de vivre le plus longtemps possible.
    Belles photos des bateaux colorés de pêcheurs et de la Miss posant les cheveux au vent

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  6. Avatar de Anne
    Anne

    C’est tout simplement sublime…
    Les lumières sur tes photos sont vraiment chouettes et c’est un vrai régal de vous suivre dans votre périple

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