Et voilà c’est déjà la fin du Sri Lanka et ça nous fait comme un petit pincement au cœur. Cet article est mis en ligne depuis Negombo, ville située au nord de Colombo, celle-là même où nous avions dû patienter quelques jours en début de séjour pour retrouver le sac d’Audrey. Cette cité a le double avantage de présenter des plages honnêtes au milieu des cocotiers tout en étant à 30 minutes de l’aéroport international.


Mais reprenons là où nous nous étions arrêtés. Après Polo, nous avions fait la route vers le nord et la cité plus ancienne – et bien moins touristique – d’Arunadhapura. Moins touristique certes, mais plus vivante car les temples y sont parmi les plus sacrés du Sri Lanka et donc toujours en activité. On y trouve entre autres le plus vieux temple du pays, le plus grand dagoba jamais construit et un rejeton de l’arbre sous le quel Bouddha méditait.


Mais juste avant d’aller visiter Aruna, les deux parents accompagnés de Florent étaient allés visiter le site voisin de Mihintale. Pas une ancienne capitale cette fois, juste un sanctuaire extrêmement sacré pour une raison simple : il s’agit de l’endroit où un des disciples de Bouddha parvint à convertir le premier roi cinghalais, changeant ainsi la destinée de l’île. Donc là aussi un lieu toujours plein de ferveur (on imagine pendant les fêtes, ça doit être quelque chose) surtout lorsque la nuit commence à tomber. Ça tombe bien, on y était à ce moment là.

Sur une plateforme entourée de 4 collines, on retrouve toutes sortes de temples et de statues. Au milieu, des pèlerins, des empreintes de Bouddha (qui devait bien faire ses 5m de haut) et des singes voleurs d’offrandes. Mais le site vaut avant tout pour son atmosphère de ferveur et la vue magnifique sur les alentours.











Et donc la dernière journée de visite au Sri Lanka fut dédiée à Anuradhapura. L’ancienne, très ancienne, cité des premiers rois bouddhistes. Mais qui fut plusieurs fois conquise par les hindous venus d’Inde du Sud, ce qui se voit encore aujourd’hui assez bien dans les sculptures présentes sur le site. Certaines sont exceptionnellement préservées, comme cette « moonstone », pierre en forme de demi-lune qu’on retrouve à l’entrée de chaque temple et qui sert – littéralement – de paillasson.





Ailleurs, la nature avait repris ses droits et on peut facilement voir l’énorme de travail de conservation qui a été entrepris (plusieurs photos présentent le « avant / après »). Au vu de ce qui reste dans les arbres alentour, on se dit qu’il y en a encore facilement pour des dizaines d’année de travail avant de tout ressortir de la jungle.



Ce qui reste de plus impressionnant sur le site, ce sont les immenses dagobas. Entièrement construits en briques et eux aussi ont été sauvés de l’oubli, malgré leur taille. C’est qu’ils étaient entièrement couverts de forêts, devenus avec le temps des collines. Aujourd’hui dégagés de la végétation qui les recouvrait, on ne peut qu’imaginer avec peine l’immense chantier qu’il a fallu mettre en place à l’époque pour les monter. Le plus grand d’entre eux fut même à l’époque de sa construction – il y a 2000 ans – le troisième plus haut monument humain du monde derrière… les deux plus grandes pyramides.




La visite passe aussi par de magnifiques bassins et autres piscines réservées aux nobles. Les cinghalais étaient passés mettre dans l’art de l’irrigation.











Nous avions fait une pause en milieu de journée pour laisser passer les plus grosses chaleurs et n’étions revenus que pour le soir. Une doublement bonne idée, non seulement pour les températures mais aussi parce qu’à 18h30, tous les sri lankais se rendent au temple. Nous l’avions déjà vécu à Kandy mais nous avons encore été impressionné par cette dévotion, particulièrement palpable autour du « boddhi tree ». Comme évoqué plus haut cet arbre est issu d’une bouture tirée de celui sous lequel Bouddha a reçu l’illumination. Que cela soit vrai ou non, il n’en reste pas moins que l’arbre de ce temple a réellement 2000 ans. Et que, s’il subit le poids des ans (la seule branche qui reste est soutenue par de nombreux étais) cela mérite tout de même le respect.






Et voilà, c’est tout pour le Sri Lanka. On espère vous avoir vraiment donné envie d’y aller et, à défaut, que vous avez pris du plaisir à nous avoir lus. Prochaine étape aux Philippines mais il n’est pas impossible qu’on ne donne pas ou peu de nouvelles avant un moment étant donné qu’on commence par de la rando dans les rizières du nord de Luçon.


