Un voyage au Japon, une attente interminable à l’aéroport, un important décalage horaire… Le titre de l’excellentissime film de Sofia Coppola ne pouvait pas mieux correspondre à notre situation actuelle. D’ailleurs nous vivons aujourd’hui une expérience plutôt originale : la plus longue journée de toute notre vie. Jugez plutôt : décollage de Tokyo à 10h30, traversée du Pacifique et de la ligne de changement de date pour un atterrissage à Houston 12h plus tard mais à 9h00 du matin … du même jour ! Oui nous sommes littéralement remontés dans le temps. En passant ensuite 8 heures à Houston (oui, l’escale est longue) puis 2 heures de vol pour rejoindre le Mexique, nous devrions arriver à Cancun à 19h heure locale, presque 24 heures après être partis mais toujours le même jour. Tout ça pour dire qu’on a du temps à tuer et que tant qu’à faire, autant poster quelques photos de notre dernier passage à Tokyo.

On s’est imposé un rythme de visite bien plus détendu sur ces derniers jours que pendant le reste du voyage. Levers tardifs, visites tranquilles, on avait besoin de se poser un peu. Et puis, en revenant (pour la première fois depuis le début de ce TDM) dans une ville qu’on avait déjà visitée, il y avait moins la « pression » de voir les « immanquables » et plus de temps pour faire quelques pas de côté. Le premier de ces pas fut un passage dans un « pet café » spécialisé dans les animaux mignons. On avait réservé le créneau un mois en amont et c’était une surprise pour les enfants. En particulier pour Yoann qui est ultra-fan de loutres. Dans le café en question, on pouvait passer du temps avec des loutres donc, mais aussi des hérissons, des chinchillas à la fourrure incroyablement douce et même un tenrec (un animal qui ressemble au hérisson mais qui n’en est pas un).

On a profité de la visite dans ce coin de Tokyo pour nous promener dans les quartiers animés (le mot est faible) de Shibuya et Harajuku, ainsi que sur Omotesando, qu’on surnomme les « Champs Elysées » japonais. Shibuya, vous connaissez forcément, c’est cet énorme carrefour où tous les piétons traversent en même temps dans toutes les directions dans un flux et reflux impressionnant vu de haut.

Lui, vous le connaissez peut-être aussi : c’est Hachiko. Un chien qui accompagnait tous les jours son maître à la gare quand il partait au travail et qui l’attendait le soir au retour. Un jour, son maître mourut au travail et ne revint pas. Pourtant, pendant les 10 années qui suivirent, le chien continua à venir chercher son maître à la gare quotidiennement. Evidemment, ce chien acquit une formidable célébrité et possède désormais sa statue sur le parvis de la gare de Shibuya.

Shibuya le soir, c’est aussi le lieu de passage des frimeurs avec leurs grosses voitures de sport plus ou moins tunées. Pour les fans de Fast and Furious, on est totalement dans Tokyo Drift (et ça faisait kiffer Florent).

Le lendemain, nouveau quartier et expérience futuriste dans le sous-sol d’un immeuble aux formes organiques. Le Teamlab Borderless est un espace d’art digital sans équivalent. Et très difficile à décrire, en mots comme en photos. C’est, en gros, une immense oeuvre d’art participative qui met en œuvre pas mal de technologies et de concepts différents. Le visiteur est plongé dans un immense labyrinthe plongé dans une semi-pénombre, sans indication de ce qu’il doit aller voir. D’ailleurs certaines pièces sont presque cachées, certaines entrées se trouvent derrière des rideaux, et il est tout à fait envisageable qu’on en ressorte sans avoir tout vu. C’est à chacun d’explorer les lieux à son rythme, et de prendre son temps car les œuvres d’art présentées sur les murs voyagent et passent d’une pièce à l’autre. Il y a toujours un effet wahou dès qu’on entre dans un nouvelle pièce. Et dernier élément super important : quand on touche les murs, on modifie l’œuvre présentée. On peut également le faire avec son téléphone, en utilisant l’appli de l’exposition. C’est complètement immersif et fascinant (on y a passé 3 heures sans s’ennuyer une seconde). Définitivement à recommander pour toute visite de Tokyo.

Ca se passe là-dessous…

Et juste après, on a quand même fait le détour pour aller voir la Tour de Tokyo, qui ressemble quand même super fort à notre Tour Eiffel.

Sur les conseils des parents de Vincent, une visite dans un petit temple loin des centres connus, dans le quartier autour de la gare de Shibamata. Un charme presque campagnard, rien que par la gare où l’on entendait les oiseaux pépier, avec son petit passage à niveau permettant de passer d’un quai à l’autre… Puis l’allée de boutiques avec des maisons du siècle dernier…

Tout ça pour arriver dans un temple dénué sans le moindre touriste mais présentant pourtant les plus belles sculptures en bois qu’on ait vues dans tout le pays. Vraiment un super conseil de visite !

Et pour les deux derniers jour à Tokyo, nous avons eu le plaisir de retrouver Mathieu, qui nous a déjà bien aidé avec la poste locale et les formalités de douane pour envoyer toutes les fanfreluches achetées ici et là vers la France (il y a du boulot pour tout empaqueter correctement !)

Le lendemain, nous sommes sortis de la ville de Tokyo elle-même pour rejoindre la banlieue où se trouvait une galerie qui organisait une expo City Hunter. Et tant qu’on y était, en profiter pour découvrir un quartier « vrai », avec ses commerces, son petit parc et bien sûr son sanctuaire plein de charme.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, City Hunter est le titre original de la série connue en France sous le nom de Nicky Larson. Et Nicky Larson, c’était de loin le dessin animé préféré de Vincent quand il regardait le Club Dorothée. A tel point qu’il l’a fait lire à ses trois enfants (même si certains passages sont… osés, dirons-nous). Un vrai plaisir de gosse pour tout le monde !

On pouvait même laisser des dessins de remerciements à l’auteur 🙂

Bref, c’est toujours aussi bien Tokyo !


Une réponse à « Lost in translation »

  1. Avatar de lancien
    lancien

    Trop bien et très original ce dernier passage à Tokyo. De bonne idées pour inspirer ceux qui vous liront avant de s’y rendre. Merci.

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