Titre d’article simple, sans fioriture ni jeux de mots, parce que les Rocheuses se suffisent largement à elles-même. D’ailleurs, cet article de blog sera peut-être celui avec le plus faible ratio mots/photos depuis notre départ, il y a de cela bientôt 8 mois. Les images se suffisent à elles-mêmes : le choc des photos (sans le poids des mots) pourrait-on dire, pour paraphraser Paris Match. Honnêtement, nous en avons pris plein les yeux durant les 4 jours que nous avons passés dans le parc national de Banff. Et si nous n’avons pas mis à jour le blog plus tôt avec toutes ces merveilles, c’est à la fois parce que nous n’avions pas de réseau dans les coins reculés du parc, mais aussi parce que l’écran du téléphone de Vincent, celui avec lequel on prend la plupart des photos, a rendu l’âme (on l’a fait réparer depuis à Calgary). Et puis de toute façon, tout le monde était en vacances en France, non ? 🙂 Alors bon retour à ceux qui reviennent au travail en cette mi-août, on vous emmène dans l’ouest canadien pour quelques instants…

A tout seigneur, tout honneur, et sans souci de l’ordre chronologique, on commence par ce qui fut notre plus belle journée dans le coin : la remontée de la Promenade des Glaciers. Sous ce vocable fort vendeur se cache la route de Banff à Jasper. Et pour le coup, sa réputation n’est pas usurpée. On y voit des glaciers tous les kilomètres. Les montagnes y sont incroyablement imposantes, massives mais surtout découpées à la hache, présentant des flancs à pics surmontés de champs de glace tout en se reflétant dans les eaux turquoises des lacs qui s’étendent à leurs pieds. Certes la matinée fut un peu nuageuse…

Mais soudain…

Et soudain le soleil fût !

Il faisait tellement bon que les habituels audacieux ont pu ressortir leurs maillots de bain.

Ce lac magnifique auprès duquel nous avons passé des heures contemplatives et émerveillées, c’est le lac Bow, placé sous le mont Bow, le col Bow, et à l’origine de la Bow River qui coule jusqu’à Calgary. Au moins ici, quand ils ont un nom, ils ne l’utilisent pas à moitié…

Plus loin sur la route, le lac Peyto. Un bon point pour celui qui nous dit à quel animal ce lac lui fait penser!

Tout était parfait dans cette journée, même notre camping du soir, placé à côté d’une rivière à ours (oui, il y en a plein dans le coin) et juste en dessous d’une montagne chargée de trois glaciers. Ah, la Promenade des glaciers… Que de beautés ! Et dire nous n’en avons qu’une petite partie, la partie nord de celle-ci étant toujours fermée aux visiteurs à cause du grand incendie de Jasper.

Autre star de la région, et pas que pour ses paysages: le Lac Louise (le coin est connu pour sa station de ski possédant une piste de descente de niveau international). Mais cette fois, la météo ne semblait pas être avec nous…

Au matin, il fallait avoir la foi pour imaginer que les nuages allaient se lever…

Et pourtant là encore, en patientant un peu…

Depuis le lac Louise, nous avons pris le sentier montant en une petite heure (pour les marcheurs aguerris et entraînés que nous sommes) au lac Agnes. Là encore, les photos parlent mieux que les mots !

Petit réconfort salé/sucré dans l’ancienne tea house installée au bord du lac

Du lac Louise, nous avons rejoint le Lac Moraine et c’est un sacré coup de chance !

En effet, pour limiter le nombre de véhicules sur le site (toute la région est TRES fréquentée en été) Parcs Canada a décidé de ne permettre de s’y rendre qu’avec une navette dédiée. Les billets pour la dite navette étant bien sûr réservés depuis des mois. Mais si on souhaite tenter sa chance, on peut se connecter à 8h du matin sur leur site internet, deux jours précisément avant la date visée, pour tenter de récupérer les dernières places mises en vente. Autant dire que c’est la ruée et que trouver 5 billets dans ces conditions semblait utopique… Et pourtant, après beaucoup d’efforts, de refresh de la page et un peu de chance, nous avons enfin obtenu les fameux sésames.

A vous de juger si ça valait le coup 🙂

Plus au sud et plus près de la ville de Banff, le paysage change drastiquement. Exit les glaciers, places aux larges vallées recouvertes d’un tapis de sapins et aux rivières larges et puissantes (mais toujours turquoises).

C’est aussi dans ce coin qu’on a le plus de chance de croiser la faune sauvage, qui n’hésite pas à se rapprocher des installations humaines.

Un mouflon au bord de la voie ferrée

C’est dans ces conditions qu’on a été tout heureux de croiser un ours juste au bord de la route ! Il était occupé à manger des baies et se souciait peu de nous, vivant tranquillement sa vie et se permettant de traverser juste devant nos roues. Super chouette !

Pour changer un peu des longues randos, nous avons aussi emprunté le sentier aménagé dans le canyon de Johnston: des passerelles accrochées aux falaises permettent de remonter un charmant ruisseau entrecoupé de chutes d’eau magnifiques. C’était plus touristique et plus facile mais non moins beau !

La ville de Banff elle-même vaut aussi le détour pour ses rues animées de station de montagne (même si elle n’est en fait vraiment pas très haute) rappelant un peu Megève en France, rues surplombées par un pic puissant et majestueux.

Mais parce qu’on n’a pas eu que du beau temps, il faut aussi qu’on parle de la randonnée ver le Lake Helen. La randonnée aurait pu être grandiose, la météo l’a rendue plutôt épique.

Totoro bleu a sorti son parapluie, c’est mauvais signe

Le début de la rando se déroulait sous un ciel très couvert mais les nuages étaient suffisamment hauts pour qu’on puisse profiter des paysages fantastiques et d’une chouette prairie alpine (c’est plutôt rare ici) habitée par des chiens de prairie, des pikas et des marmottes des Rocheuses (les mêmes que les nôtres mais avec plus de fourrure). On a même pu prendre notre pique-nique sans se faire mouiller devant le fameux lac Helen, notre principal objectif.

Les conditions étaient très changeantes puisqu’en montant un peu plus pour rejoindre un petit promontoire en surplomb du lac, nous avons trouvé le soleil qui nous accompagné juste le temps d’aller dire bonjour à un névé.

C’est à partir de là que les choses se sont gâtées. La pluie s’est installée et n’a plus cessé pendant les deux heures qu’a duré notre descente. Nos affaires étaient à essorer une fois revenus au camping-car (au moins, c’est pratique de pouvoir se changer facilement dans sa maison mobile). Un peu d’eau n’est jamais bien grave, et la rando était superbe même dans ces conditions. Le seul couac fut la perte du téléphone de Vincent à cause d’eau rentrée par le connecteur USB. L’engin avait pourtant surmonté bien pire : des chutes sur des rochers, de la pluie diluvienne de mousson et même un passage dans la mer ! Il faut croire que c’était son heure… Heureusement, il a survécu, toutes les photos de cet article en sont la preuve !

De notre côté, nous avons entamé la dernière partie de notre périple, dans l’est canadien. Nous sommes désormais à Toronto, direction les Niagara Falls, puis Québec et Montréal.


5 réponses à « Les Rocheuses »

  1. Avatar de Tamsin Léveillé
    Tamsin Léveillé

    Des images incroyables!! Profitez bien!

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  2. Avatar de Mamou
    Mamou

    Belle rétrospective de vos randonnées dans les Rocheuses où vous avez été plutôt bien préservés des aléas du temps en montagne. Pour l’imagination de l’animal moi je vois une tête de loup à droite du lac ?

    c’est un plaisir de voir que nos petits-enfants sont de vrais randonneurs résistants et tout terrain. J’espère qu’ils y prennent du plaisir ! 👏🥰♥️

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  3. Avatar de lancien
    lancien

    Merci pour cette narration, pas si brève malgré tout, mais indispensable pour mieux saisir vos aventures rocheuses. La quantité de photos de Polarsteps est bienvenue, mais ne suffit pas à elle seule pour assouvir notre soif d’anecdotes et de tranches de la vie qui est la votre.
    La plus grande surprise de cette histoire, est d’apprendre à quel point cette région que l’on imaginait peu peuplée est surfréquentée au point d’avoir à faire la queue pour voir une chute d’eau ou passer par un site de réservation longtemps à l’avance pour emprunter un sentier.
    Mais l’essentiel est que vous ayez pu voir et remplir vos yeux de ces merveilles.

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  4. Avatar de Chicouf
    Chicouf

    Que dire lorsque l’on regarde ces sublimes paysages des Rocheuses.Waouh ! C’est grandiose et fascinant.

    Tes écrits toujours pertinents Vincent nous font voyager cette fois à travers le Canada avec énormément de satisfaction.

    Nous découvrons 2 kamikazes dans la famille pour se baigner dans les lacs gelés, mais apparemment ils y ont pris du plaisir. Audrey et nos 2 autres petits enfants, eux, n’ont pas souhaité s’y aventurer.

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  5. Avatar de George
    George

    toujours aussi magique!

    merci de partager tout ça, et qu’elle belle aventure pour les enfants .

    bisous les moches

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